Biotechnologies rouges (Champ médical)
Les micro-organismes ont des impacts négatifs aussi bien que positifs sur la santé humaine. Les micro-organismes pathogènes sont à l’origine de maladies infectieuses qui mettent en péril la santé humaine. Plusieurs équipes de l’IGM sont impliquées dans la détection, le typage et la lutte contre les micro-organismes responsables de certaines d’entre elles (tuberculose, coqueluche, candidoses, septicémies, légionellose, etc.) ainsi que dans la compréhension des mécanismes de pathogénicité et des réactions de l’hôte à une infection.
- Développement de techniques originales permettant un typage rapide et fiable de bactéries pathogènes (Équipes Sola et Vergnaud).
- Étude des bases moléculaires de la pathogénicité et des réactions de l’hôte à une attaque de pathogènes (Équipes Caroff, Guyonvarch/Houssin, Fairhead).
- Identification de nouvelles cibles (Équipes Gautheret, Denise, Bouloc) et de nouvelles molécules (Équipes Pernodet, Virolle) visant à combattre les pathogènes, en particulier, ceux devenus résistants à la plupart des antibiotiques connus.
Deux jeunes sociétés issues de ces travaux viennent d’être créées à l’IGM : Beamedex (Équipe Sola) et LPS bioScience (Équipe Caroff). Des partenariats ont également été établis avec les sociétés CEERAM et Pherecydes par les équipes Vergnaud et Dubow dans les domaines du diagnostique et de la phagothérapie.
Par ailleurs, certains micro-organismes ont des effets très bénéfiques sur la santé humaine. Outre leur implication dans la production de molécules visant à combattre les pathogènes ou autres substances à effet thérapeutique, ils sont impliqués dans la transformation des aliments, à l’extérieur ou à l’intérieur, du corps humain. Il a été récemment démontré que le microbiote du tube digestif a un impact important sur notre santé. Il joue notamment un rôle dans la constitution de l’immunité et dans des pathologies inflammatoires donnant lieu à l’apparition de diabète/obésité ou de maladies de l’appareil digestif (maladie de Crohn, cancer du colon, ulcère de l’estomac etc…). Ce nouveau champ de recherche en plein essor, est abordé par certaines équipes de l’IGM (Équipes Caroff, Silar).
Enfin, les micro-organismes constituent des modèles et des outils extrêmement utiles, qui sont utilisés par plusieurs équipes de l’IGM, pour élucider des mécanismes moléculaires à la base de pathologies humaines et du vieillissement et concevoir de nouvelles stratégies thérapeutiques pour y faire face (Équipes Bolotin-Fukuhara, Debuchy, Delahodde, Hermann-Le Denmat, Namy, Silar).
Biotechnologies vertes (Environnement - Agriculture) et blanches (Industrie)
L’importante diversité des micro-organismes les rend capables de s’adapter à des environnements très variés voire extrêmes (sécheresse, haute température, haute salinité, etc.) et de ce fait, ces derniers sont des sources inestimables d’enzymes et de molécules utiles à de nombreux procédés biotechnologiques.
Les capacités biosynthétiques des micro-organismes, véritables « usines cellulaires », seront, à l’avenir, vraisemblablement encore plus exploitées qu’elles ne le sont aujourd’hui. Les micro-organismes vont donc devenir des acteurs importants du développement de pratiques alternatives, durables et économiquement viables dans les domaines de la chimie verte, de la dépollution, de l’agriculture et des énergies renouvelables (bio-carburants).
Plusieurs de ces aspects sont étudiés par des équipes de l’IGM (Équipes Caroff, Confalonieri, DuBow, Elie, Forterre, Guyonvarch/Houssin, Pernodet, Serre, Silar, Sommer et Virolle dont l’équipe est impliquée dans le programme d’Investissement d’Avenir PROBIO3 qui vise à la production industrielle de bio-diesel par voie fermentaire).




Présentation de l’IGM